
Au Sénégal, le nombre d’apprenants dans les filières scientifiques reste encore faible, malgré les efforts du gouvernement visant à renforcer...
La question de la qualité de l’éducation et l’accès (principalement au préscolaire) reste un enjeu majeur du système éducatif sénégalais. Selon le rapport national sur la situation de l’éducation (RNSE, 2022), le taux brut de préscolarisation est de 18,2%. Il se présente comme suit dans les régions d’intervention de ChildFund : Ziguinchor (35,8%), Dakar (31,9%), Thiès (19,9%), Kolda (18,5), Diourbel (7,8). Le taux le plus faible est enregistré à Diourbel. Il est supérieur à la moyenne nationale dans toutes les autres régions où ChildFund intervient.
Le taux d’achèvement à l’élémentaire est de 63,2% et de 39,5% au Moyen général. La proportion d’enseignants ayant bénéficié d’une formation en protection de l’enfant est de 2,9%. Cette proportion est presque nulle à Diourbel, Thiès (0,5%). À Dakar et Kolda, le taux est égal à la valeur nationale.
Les établissements scolaires font face à de nombreux défis, tels que des blocs sanitaires dégradés ou insuffisants entraînant un absentéisme des filles et un problème d’hygiène et d’environnement (serviettes jetées à l’air libre ou dans les toilettes). De nombreuses jeunes filles abandonnent l’école en raison de moqueries en cas de taches de sang sur les vêtements ou de punition en cas d’absence liée aux règles. Ces attitudes sont respectivement l’expression de la méconnaissance des garçons et de certains enseignants des manifestations et de la gestion des menstruations chez les filles.
Le développement des compétences essentielles, incluant l’éducation aux valeurs et à la citoyenneté, la gestion de l’hygiène menstruelle en milieu scolaire n’a qu’une place marginale dans les programmes d’éducation actuels. Or ces compétences, aussi appelées compétences de vie, sont essentielles pour, d’une part, donner les moyens aux enfants d’être autonomes et de réussir académiquement et professionnellement dans un contexte qui requiert de fortes capacités d’adaptation et de coopération et d’autre part, faire des enfants des citoyens éclairés, capables de prendre des décisions de façon informée et critique.
C’est dans ce contexte que ChildFund a inscrit son intervention dans le domaine de l’éducation à l’amélioration de l’accès à une éducation préscolaire, à la promotion d’ enseignements/apprentissages de qualité ainsi qu’un environnement scolaire adéquat.
Faits et chiffres des données de 2024.
Le modèle de programme d'éducation pour la protection et le bien-être de ChildFund cible les enfants de 6 à 18 ans, leurs enseignants et leurs tuteurs en milieu scolaire. Ce modèle vise à renforcer les compétences des tuteurs et des enseignants pour prévenir, atténuer et combattre la violence envers les enfants à la maison, à l'école et dans leur communauté.
Afin de fournir des environnements d’apprentissage propices, nous travaillons avec des partenaires pour construire, rénover et équiper des salles de classe adaptées aux enfants, de blocs d’hygiène , doter les écoles de bureaux et de tables pour rendre l’environnement d’apprentissage confortable pour les enfants et les enseignants.
Nous soutenons financièrement les étudiants défavorisés en leur accordant des bourses d'études pour leur permettre de passer avec succès de l'école primaire au secondaire et aux établissements d'enseignement supérieur. Les élèves sont dotés de fournitures scolaires et des vélos sont remis aux élèves qui font de longues distances pour aller à l’école
Pour améliorer l'accès à des possibilités d'apprentissage numérique de qualité, nous fournissons aux écoles et aux enfants des supports numériques essentiels, notamment des tablettes, des contenus pédagogiques numérisés ainsi que des équipements de reprographie de documents.
Les filles, tout comme les garçons, ont droit à l'éducation. Nous veillons à ce que les filles soient scolarisées et restent à l’école, favorisant ainsi leur apprentissage et le développement des compétences nécessaires à la vie quotidienne. Nous promouvons un environnement communautaire et scolaire équitable qui encourage l'apprentissage des filles comme des garçons. De plus, nous luttons contre les pratiques culturelles néfastes qui marginalisent les filles en garantissant ainsi à chaque enfant dont la fille l'accès à une éducation de qualité.
Dans de nombreuses communautés, les menstruations restent un sujet tabou, souvent entouré de silence, de stigmatisation et d’un manque d’infrastructures adaptées. Cette situation compromet l’accès des filles à une éducation de qualité et leur maintien à l’école.
Pour y remédier, ChildFund et ses partenaires ont lancé l’initiative de Gestion de l’Hygiène Menstruelle (GHM), qui vise à créer un environnement scolaire sûr et inclusif. Elle encourage les autorités administratives, communautaires et scolaires à mieux comprendre les besoins spécifiques des filles pendant leurs règles, renforce les capacités des établissements à gérer l’hygiène menstruelle, et améliore les connaissances des filles et des garçons sur le sujet.
Le programme inclut également la construction de blocs d’hygiène sensibles au genre dans les écoles, garantissant intimité et dignité aux élèves. Depuis 2021, l’initiative a connu une croissance significative : le nombre d’écoles impliquées est passé de 12 à 59, et celui des participants de 8 569 à 73 872, illustrant un engagement croissant en faveur de l’égalité des chances à l’école.

Au Sénégal, le nombre d’apprenants dans les filières scientifiques reste encore faible, malgré les efforts du gouvernement visant à renforcer...

Les filles et les femmes ont leurs règles. Les hommes ne le font pas. Mais cela ne signifie pas qu'elles...

Depuis 2009, ChildFund et le Partenariat pour le Développement de l'Enfant et de la Famille (PDEF), anciennement la « Fédération...