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Au Sénégal, l’insécurité alimentaire est chronique depuis des décennies. Les autorités acceptent rarement les situations de famine, mais elles s’inquiètent néanmoins de l’instabilité de la situation. Tout récemment, un rapport du SECNSA (Secrétariat exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire) considérait que 13 des 46 départements étaient à risque d’insécurité alimentaire en raison de mauvaises récoltes. Sur l’ensemble du territoire sénégalais, 549 000 personnes sont actuellement incapables de fournir adéquatement trois repas par jour, soit 3,1 % de la population totale analysée, et le nombre total de personnes en crise alimentaire passerait à 881 275, soit 5 % de la population analysée si rien n’est fait. Et la solution proposée est l’adoption d’un plan d’urgence à mettre en œuvre dans ces départements identifiés comme à risque
Pour apporter une solution durable à de telles situations d’insécurité alimentaire, ChildFund et ses partenaires locaux ont opté pour la mise en place de banques céréalières comme stratégie qui pourrait être plus efficace et durable au lieu de gérer les situations d’urgence.
Les programmes de ChildFund, dans le domaine des moyens d’existence, visent à s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité alimentaire en promouvant des pratiques agricoles durables, en améliorant l’accès au marché et en renforçant la résilience des ménages aux chocs tels que le changement climatique.
Faits et chiffres des données de 2024.
ChildFund s’attaque aux problèmes sous-jacents de l’insécurité alimentaire à travers une stratégie à multiples facettes, visant à créer des solutions durables plutôt qu’un soulagement temporaire.
Reconnaissant l'importance cruciale de la nutrition, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes, ChildFund met en œuvre des programmes d'alimentation scolaire, d'éducation nutritionnelle et promeut les jardins potagers pour améliorer la diversité alimentaire et lutter contre la malnutrition. Au Sénégal, l'option consiste à s'attaquer aux principaux déterminants de la malnutrition, en particulier ceux liés à l'insécurité alimentaire des ménages et aux difficultés d'accès aux services de santé. Les résultats dans les zones d'intervention de ChildFund sont globalement satisfaisants : 89,70 % des enfants pesés présentent une prise de poids suffisante ; 78,74 % des enfants âgés de 6 à 59 mois sont dépistés ; 100 % des enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée (MAM) sont pris en charge au niveau communautaire ; 96 % des enfants MAM pris en charge ont été rétablis. 100 % des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été orientés vers des structures de santé.
Ces programmes aident les agriculteurs à accéder aux marchés locaux et régionaux, en ce qu’ils œuvrent à la stabilisation des prix et à la valorisation de la production céréalière en achetant au meilleur prix pendant les périodes de disponibilité et de stockage des céréales pour assurer une vente non spéculative en cas de pénurie.
ChildFund s'efforce de renforcer la résilience des ménages face aux chocs tels que les changements environnementaux, les crises économiques et autres perturbations. Cela passe notamment par la diversification des sources de revenus, la mise en place de groupes d'épargne et de crédit et de stratégies communautaires de réduction des risques de catastrophe.
Pour répondre à l’appel d’urgence lancé par le gouvernement sénégalais en avril 2012 pour faire face à la longue période de soudure qui sévissait dans le pays depuis le mois de mars, la plupart des bailleurs de fonds ont lancé des campagnes spontanées de distribution de nourriture. C’est ainsi que ChildFund, à travers ses partenaires locaux, a soutenu ces interventions, en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en distribuant des couvertures alimentaires aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes.
C’est dans ce cadre qu’est lancé ce projet de sécurité alimentaire qui vise à appuyer les communautés concernées à constituer un premier stock de céréales (mil, huile ou riz) pour les populations touchées par la pénurie alimentaire sous forme de prêts remboursables afin de mettre en place un système de gestion durable et ainsi garantir la disponibilité des céréales dans les communautés bénéficiaires pendant les périodes de soudure.

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A Diourbel, au centre du Sénégal, Fatoumata, veuve et mère de cinq enfants, se souvient encore des saisons de soudure...

Au Sénégal, l’insécurité alimentaire demeure un défi structurel depuis plusieurs décennies